L'équipe éducative

Stéphanie Jeannot-Pilcher - future Directrice et Educatrice

J’ai commencé ma scolarité au sein d’une école Montessori en Angleterre. Mes parents ont mis un point d’honneur à me faire sortir des sentiers battus en me scolarisant dans des écoles « différentes » par leurs approches, leur côté international… Je pense que ça a fait de moi qui je suis aujourd’hui : autonome, indépendante, à l’écoute du monde, tolérante, ouverte aux différences. Adolescente, j’ai pu travailler pendant un an comme visiteuse auprès des enfants malades à l’Hôpital Necker à Paris. C’était une expérience difficile pour l’adolescente que j’étais, mais tellement formatrice pour l’avenir. Ensuite je suis rentrée dans un parcours plus classique, des études de droit, de ressources humaines, pour après travailler dans la formation et le conseil au sein de grands cabinets internationaux.

 

Il est arrivé un moment où je me suis rendue compte que je ne vivais pas ce pour quoi j’étais faite, même si je réussissais dans mon travail. En 2004, suite à de grands chamboulements dans ma vie, j’ai quitté la région parisienne pour la Dordogne, où j’ai tout recommencé à zéro. Quelques années plus tard, un mariage et l’arrivée de mon premier fils, porteur de trisomie 21, et le virage était amorcé.

 

En 2013 je me suis mise à mon compte en tant qu’éducatrice Montessori, musicothérapeute et formatrice à Excideuil en Dordogne. C’est mon fils ainé, par les chamboulements dus à son arrivée, qui m’a mise en face de qui j’étais réellement. Quand il a eu deux mois, une personne m’a proposé un piano en guise de cadeau. Cet instrument m’a permis d’établir un lien avec mon fils. S’en sont suivies de longues heures à jouer des mélodies enfantines avec lui à côté de moi ou sur mes genoux. Résultat, en quelques mois il s’est mis à babiller et le langage est venu, comme pour tout enfant dit « normal », alors que chez l’enfant trisomique, le langage arrive vers les 4-5 ans en général. Pour aller plus loin dans mes recherches et découvertes, je me suis formée à la musicothérapie. Mes racines Montessoriennes sont également revenues et j’ai décidé de me former pour voir ce que cela pouvait apporter à mes fils (car à l’époque un petit frère était venu compléter la famille). C’est allé très vite ensuite. Me rendant compte des avancées spectaculaires de mon ainé j’ai décidé que ce que j’avais fait pour lui, je pouvais le faire pour d’autres. C’est ainsi que j’ai recommencé à travailler.

 

Depuis, je forme des adultes, anime des ateliers pour bébés et enfants dans le domaine des pédagogies alternatives et la musicothérapie. J'ai également eu l'occasion de me former à la pédagogie de l'attention bienveillante ou pleine conscience à destination des enfants et des adolescents.


Les bénévoles impliquées dans la création de l'école

Roseline

Institutrice à la retraite, j'ai quitté la profession il y a un peu plus d'un an.

 

Au cours de ma carrière, j'ai été confrontée à de nombreuses questions concernant l'accompagnement et la prise en charge pédagogique d'enfants dont les besoins pouvaient être particuliers et divers . Dans le cadre institutionnel où j'exerçais, je n'ai pas toujours trouvé les réponses satisfaisantes.

 

Je suis convaincue que d'autres manières d'agir sont possibles qui prendraient en compte l'enfant dans sa  globalité et lui permettraient d'éveiller son désir d'apprendre .

 

Aujourd'hui, je vois dans la réalisation de ce projet d'école alternative et inclusive l'opportunité de construire un réel lieu de vie et d'épanouissement pour les enfants, des outils pédagogiques plus respectueux et plus en adéquation avec leurs rythmes
d'apprentissages.

Marie-José

De tous temps captivée par le monde de l'enfance, concernée par le développement des enfants et leur devenir, je m'étais promise très jeune, qu'un jour, je m'engagerais en leur faveur.

 

Ce jour est arrivé et mon action se porte vers le projet de « l'Ecole des Petites Graines » - magnifique paradigme pour l'éclosion du potentiel de chaque enfant et son épanouissement.

 

Au cours de ma vie professionnelle dans le social, je me suis aperçue que la plupart des difficultés pour certains adultes à se positionner pour trouver un emploi, se sentir heureux dans leur travail, tenait le plus souvent à des difficultés mal vécues ou non reconnues dans la petite enfance, ainsi que dans une orientation scolaire ne répondant pas aux besoins de la personne mais à ceux d'un système : l'école de demain ne serait-elle pas le défi d'une nouvelle société ?